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Sécurité ou liberté ? Le choix entre souveraineté et déni en temps de crise

La sécurité est un besoin essentiel. Mais la liberté aussi. Or les deux s’entrechoquent parfois, surtout en temps de crise.

Sécurité et liberté

Sécurité ou liberté ? Le choix entre souveraineté et déni en temps de crise

La sécurité représente un besoin essentiel de l’être humain.

De tous les êtres vivants en général.

Sans, on vit dans la peur qui nous empêche d’avancer, de réfléchir, de vivre.

La sécurité est donc recherchée.

Et c’est tout à fait normal.

Tout le monde a besoin de se sentir sécurisé.

Mais tout le monde n’est pas à l’aise avec le même niveau de sécurité.

Certains en ont besoin de peu, d’autres de beaucoup.

Et cela dans différents domaines, aussi bien l’argent que les relations ou biens matériels.

D’autant que cela dépend aussi de nos paramètres personnels.
De notre éducation, de notre entourage, de notre caractère, de notre santé, etc.

Le manque de sécurité entraîne la peur.

Et la peur provoque une demande de plus de sécurité.

L’humain aspire aussi à la liberté.

On veut avoir le choix.

Le plus de choix possible… même si parfois trop de choix nous plonge dans l’indécision, véritable plaie de l’estime de soi.

L’amour de la liberté est la raison pour laquelle en général on n’aime pas la contrainte, l’obligation.

Alors que les contraintes sont paradoxalement nécessaires pour être plus libre, pour se structurer, pour grandir.


 

Et le bonheur ?

Tout ceci fait que si l’on aspire à la fois à la sécurité et à la liberté, il nous faut trouver un équilibre.

D’autant plus si l’on ajoute le bonheur dans l’équation.

Or en pratique, par peur, consciemment ou non on privilégie souvent la sécurité à la liberté.

Parce que la sécurité c’est le connu : on sait à quoi on a affaire. Et au pire, c’est sécurisant donc logiquement pas dangereux.

Alors que la liberté, c’est l’inconnu, c’est le changement, c’est instable et… cela peut faire peur.

Et le bonheur dans tout ça ?

Là aussi, se sentir sécurisé lui est préféré.

C’est la raison pour laquelle beaucoup de parents conseillent à leurs enfants de choisir un job sûr, de le conserver quand ils en ont un.
Même s’ils ne sont pas heureux.
Pour leur sécurité.

Les périodes de crises favorisent la peur.
Et poussent beaucoup à choisir la sécurité.

Sécurité et déni

Mais la sécurité a ses revers.

Et non des moindres comme le souligne le philosophe Alexis Haupt dans son livre « Discours de la servitude intellectuelle » :

Majoritairement, les gens n’aspirent pas à la liberté, mais à la sécurité, constater cela est une prise de conscience importante. Cela permet de comprendre une autre vérité : la majorité des humains rejettent la souveraineté intellectuelle et aspirent à la soumission du récit pour son effet sécurisant. Elle leur procure une forme de paix névrotique : la paix de l’esclave aveugle dont la conscience est étouffée par le déni.

Le récit est une clé de votre bonheur.

Il s’agit d’une interprétation.
Le récit peut être créé par vous.
Ou par d’autres, comme des figures d’autorité.

Le récit est extrêmement important : celui qui contrôle le récit contrôle vos pensées, vos actions, vos émotions.

Alexis Haupt précise :

La souveraineté intellectuelle, c’est la capacité des hommes à penser par eux-mêmes, à suspendre leur jugement devant le récit de l’autorité ou l’opinion de la majorité. Pour l’atteindre il faut de la liberté intellectuelle, c’est-à-dire le droit à cette autodétermination intellectuelle sans être taxé d’esprit délirant. Le droit de vouloir-savoir, c’est cela la liberté intellectuelle.

Sécurité et liberté, l’équilibre pour la souveraineté

À trop vouloir être sécurisé, on en vient à en perdre beaucoup trop de liberté.

Et notamment de liberté de penser, de se forger sa propre opinion, de développer une conviction.

Par peur, par recherche de sécurité, on tombe dans la conformité sans la questionner.

Ce qui peut conduire à un déni du réel, des faits.

Une personne aura d’autant plus de risque de se faire avoir par le besoin trop grand d’être sécurisée qu’elle manque de colonne vertébrale intérieure et que son estime est faible.

C’est logique sous le choc d’une grande peur d’accepter au premier abord un récit.

Le problème est de rester dans la peur.
Et donc dans le trop grand besoin de sécurité promis par ceux qui contrôlent le récit si l’on se conforme à ce qu’ils prônent… alors même que de nombreux faits, dans la vie réelle, démontrent clairement que leur récit est faux.

À trop vouloir de sécurité, on perd en liberté de toute sorte, y compris en liberté d’expression ô combien importante, ô combien essentielle.

Comme le disait Benjamin Franklin :

Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux

À trop vouloir de sécurité, à se conformer à tout pour l’obtenir, quitte à y sacrifier de chères libertés, on en vient oui à perdre cette sécurité tant recherchée.

Le bonheur de l’humain requiert un bon équilibre à trouver entre sécurité et liberté.

Ce n’est certes pas facile.
Mais c’est essentiel, tout comme la souveraineté intellectuelle pour éviter de se faire avoir et d’avoir d’amers regrets.

Jusqu’où êtes-vous prêts à aller pour votre sécurité ? Quelles libertés êtes-vous prêts à abandonner pour vous, pour vos proches ? Quelles libertés sont pour vous essentielles et méritent de ne pas être sacrifiées sur l’autel de la sécurité ? Avez-vous déjà regretté d’avoir accepté une perte de liberté pour plus de sécurité ? Comment pourriez-vous faire preuve de plus de souveraineté intellectuelle pour éviter de tomber dans le déni du réel ? Partagez dans les commentaires ci-dessous 🙂

La sécurité et la liberté représentent des besoins humains essentiels.
Le problème survient lorsque par peur on privilégie beaucoup trop la première, surtout si le récit qui provoque cette peur est proposé par un autre, comme des figures d’autorité.
Car alors la soumission au récit entraîne une conformité à ce qui est exigé pour plus de sécurité. Ce qui a souvent pour effet de mettre à mal la liberté.
Au point qu’au final on perd l’une et l’autre. D’où l’importance d’une bonne colonne vertébrale intérieure et d’une souveraineté intellectuelle pour confronter le récit au faits. Et éviter de tomber dans le déni et les amers regrets.

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