Changer d’avis n’est pas forcément bien perçu. Pourtant, lorsque c’est pratiqué de façon intelligente, cela permet de gagner en liberté intérieure et d’augmenter sa réussite sans pour autant devenir une girouette.
Changer d’avis

Beaucoup n’aiment pas changer d’avis.
Déjà, parce que certains le font tellement souvent qu’on dirait des girouettes.
Ils ânonnent ce que les autres disent, ce qu’ils ont entendu dans les médias.
En gros, le dernier qui a le mieux parlé remporte leur adhésion.
Même si cela contredit ce qu’ils ont dit la veille ou il y a 5 minutes !
Parce qu’on ne peut se renseigner sur absolument tout, on peut tomber dans le piège du psittacisme qui est, d’après la définition du Larousse la :
Répétition mécanique de formules par un sujet qui n’en comprend pas le sens ou qui n’y adhère pas
Autrement dit, on répète comme un perroquet ce qu’on a entendu ou lu, sans comprendre vraiment (la portée de) ce que l’on dit.
C’est typiquement le cas de personnes qui sont en manque de reconnaissance.
Et veulent l’obtenir à tout prix en répétant ce que disent les figures d’autorité ou ce qu’ils pensent être la majorité.
Alors même qu’en faisant preuve d’un peu de bon sens, elles se rendraient vite compte que parfois ces mêmes figures d’autorité débitent des inepties et propos incohérent, se contredisant d’une déclaration à l’autre, d’une semaine à l’autre.
Ainsi ce qui pouvait être vilipendé comme une « fake news » peut finalement se retrouver être établi comme un fait avéré – donc une vérité – quelques mois plus tard.
En attendant, la liberté d’expression (entre autre) en a pris un coup…
Et beaucoup sont tombés dans le panneau, particulièrement les 30% qui se font plus avoir que les autres.
Alors certes on ne veut pas passer pour une girouette à changer tout le temps d’avis.
Mais se calquer sur les figures d’autorité n’est pas la bonne solution.
Et changer d’avis peut avoir de nombreuses vertus.

Ego
Le problème est que lorsqu’on s’est fait avoir, si notre ego est trop développé, on peut nier la réalité.
Et s’enfoncer dans une réalité qui n’est pas la vérité.
C’est-à-dire persister dans l’erreur alors qu’il est important d’apprendre de ses erreurs et de celles des autres.
C’est d’autant plus le cas si votre estime est trop basse.
Parce que vous donnez plus de crédit aux autres qu’à vous-même, qu’à votre propre sens critique.
Le problème aussi est qu’on confond le fait de ne pas changer d’avis avec l’intelligence.
Alors même que les avancées scientifiques sont dues à la remise en question de choses qui paraissaient acquises.
Changer d’avis est nécessaire à l’évolution.
Sinon, on stagne.
Alors certes, je ne dis pas de changer d’avis sur tout, tout le temps.
Non.
Car cela, c’est être une girouette.
Mais d’être prêt à changer d’avis.
Cela implique d’être prêt à se tromper, à commettre des erreurs.
Et cela, c’est compliqué pour l’ego.
Alors qu’une personne avec un ego sain va être ravie elle qu’on lui montre qu’elle s’est trompée pour s’approcher de la vérité.
Et être plus libre.
Comme le souligne Marc-Aurèle l’empereur stoïcien dans ses « Pensées pour moi-même » :
Souviens-toi que changer d’avis et obéir à qui te redresse, c’est faire encore acte de liberté.
Une personne intelligente, qui cherche à se rapprocher de la vérité et à gagner en liberté, est donc disposée à changer d’avis.
Mais pas sous n’importe quel prétexte.
Changer d’avis oui, mais pas n’importe comment
Pas au risque de devenir une girouette.
Vous avez des convictions.
Et donc des croyances plus ou moins fortes sur certains sujets.
Changer d’avis, ce n’est pas changer de convictions tous les 4 matins.
Un avis peut être modifié par une expérience marquante.
Alors c’est la réalité qui vous démontre que vous faisiez peut-être fausse route.
Attention en effet de ne pas faire d’un cas une généralité.
Changer d’avis est souhaitable et nécessaire lorsqu’un faisceau d’indices concordant démontre que ce que vous pensiez n’est peut-être pas vrai.
À ce moment-là, plutôt que de faire l’autruche et de vous voiler la face, il est nécessaire d’effectuer vos propres recherches pour justement déterminer si vous êtes a priori dans le vrai. Ou non.
Donc ne faites pas une confiance aveugle au premier clampin – y compris figure d’autorité – qui dit le contraire de ce que vous pensez.
Mais ne vous enfermez pas dans vos certitudes, surtout lorsque les faits tendent à démontrer que ce que vous pensiez n’est pas en adéquation avec la réalité.
Vous gagnez en liberté intérieure lorsque vous vous autorisez à changer d’avis.
Car vous vous donnez la possibilité d’évoluer, d’apprendre, pour vous rapprocher de la vérité.
Comme le disait le philosophe Michel Serres :
Le savoir rend heureux, le savoir rend libre
Et gardez à l’esprit le proverbe :
Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis
Surtout encore une fois, ce n’est pas une raison pour brader vos valeurs et votre éthique qui elles, si elles ont bien été cernées, sont beaucoup plus stables et vous guident tout comme votre boussole intérieure.
Et vous, avez-vous tendance à changer trop souvent d’avis ou à camper sur vos certitudes ? Quand avez-vous changer d’avis pour la dernière fois et sur quel sujet ? Partagez dans les commentaires ci-dessous 🙂
Changer d’avis peut être vu comme rédhibitoire. On peut avoir l’impression qu’on est une girouette et pas intelligent si on change d’avis. Alors certes, le faire souvent ne joue pas en votre faveur. Pour autant, changer d’avis est nécessaire à l’évolution positive pour se rapprocher de la vérité et gagner en liberté intérieure.
Alors lorsque des faits contredisent ce que vous pensez, creusez et laissez-vous l’opportunité de changer d’avis 😉
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