Compassion : offrez-là à vous même avec l’auto-compassion

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La compassion est une pratique importante dans la vie et nous sert dans nos relations… y compris dans notre relation à nous-même.
Pourtant, la pratiquons-nous envers nous-même ? Est-ce que l’on s’offre de l’auto-compassion ?

La compassion, c’est quoi ?

auto-compassion offrez-là vous

La compassion est une émotion, un sentiment que les êtres humains accueillent et expérimentent plus ou moins.
Cela dépend notamment du vécu de chacun.

Selon le dictionnaire Larousse, la compassion est définit comme un :

Sentiment de pitié qui nous rend sensible aux malheurs d’autrui ;
pitié, commisération

En clair, la compassion, c’est le fait pour nous de ressentir ou du moins percevoir dans une certaine mesure la souffrance des autres.

Dans le même temps, on va éprouver de l’empathie pour les autres, on va se mettre à leur place, vouloir les aider ou au moins les soutenir, les écouter.

Développer la compassion, augmenterai le niveau de bonheur de la personne qui la pratique et de son entourage selon certaines études.

Pourquoi ?
Car la compassion augmente la qualité de la connexion entre les personnes.
Une personne A qui compatit avec une personne B renforcera les liens entre ces deux êtres.

La compassion envers les autres ne va pas forcément de soi

Cela dit, le fait de compatir avec une ou plusieurs autres personnes ne va pas forcément de soi pour tout le monde.

A ce propos, il est intéressant de souligner que l’on peut éprouver de la compassion pour les êtres humains bien sûr. Mais pas que.

On peut aussi compatir au sort des animaux, des plantes, des objets.
Par exemple si vous voyez un animal souffrir, une plante qui a mauvaise mine, un objet en piteux état.

Vous compatissez et vous êtes en empathie lorsque vous regardez un film et que vous percevez la douleur d’un personnage, les émotions qui le traversent.
Par exemple, s’il vous arrive de verser une petite larme.

Il est possible d’éprouver de la compassion plus facilement pour un personnage fictif qu’une personne bien réelle. Cela peut paraître paradoxal.

En réalité, dans un film, une série, un reportage, une interview, on ne peut pas parler avec les personnes. Tout ce que l’on peut faire, c’est les écouter.
On est généralement concentré sur ce que ces personnages/personnes disent et font.
Sur leurs expressions faciales. On est plongé dedans.

Alors que dans la vie de tous les jours, on peut avoir des tas de choses qui nous viennent régulièrement en tête, perturbant notre écoute de l’autre.

On peut notamment ne pas être dans un bon état d’esprit. Par exemple, être nous-même mélancolique à ce moment-là ou accaparé par un ou plusieurs problèmes quelconques qui monopolisent notre attention et nos émotions. Et donc être moins disponible à l’autre.

Et la compassion envers vous-même ? L’auto-compassion ?

OK, la compassion envers les autre ne va pas forcément de soi.

Et envers nous-même alors ?

La compassion envers soi, ou auto-compassion, est une clé importante de l’estime de soi.

Pourquoi ? Parce que si vous n’êtes pas compatissant envers vous-même alors votre estime personnelle en prend un coup.

L’estime de soi, c’est à quel point on se juge valable.

Donc la question est : vous jugez-vous assez valable pour mériter la compassion ? Pour vous offrir de l’auto-compassion ?

Quelle que soit votre réponse, je vous dis une chose : OUI, vous êtes une personne qui a de la valeur et qui mérite de recevoir de la compassion et de pratiquer la compassion envers elle-même.

Mais comment savoir si justement vous êtes compatissant envers vous-même ?

Je vous propose quelques questions pour vous aiguiller. Est-ce que vous… :

  • vous dites souvent que vous exagérez ?
  • vous vous auto-critiquez régulièrement ? En employant des termes grossiers, des insultes, de la condescendance ?
  • vous focalisez votre attention sur ce que vous faites mal, pas correctement, sur vos insuffisances, et cela plus que sur ce que vous faites bien ?
  • avez tendance à être dur envers vous-même, particulièrement lorsque ça ne va pas trop ?
  • avez tendance à mal tolérer ce que vous n’aimez pas chez vous ? Cela vous met en colère ? Vous déprime ?

Si vous avez répondu oui à une ou plusieurs de ces questions, alors c’est que vous ne pratiquez pas assez la compassion envers vous-même.

Comment appliquer l’auto-compassion

Il existe plusieurs pistes pour augmenter la niveau de compassion que vous portez à vous même. Pour expérimentez l’auto-compassion.

Tout d’abord, soyez un ami pour vous-même.

Pensez et agissez envers vous-même comme si vous étiez votre meilleur ami (ce que vous devez être au passage pour profiter d’une bonne estime personnelle).

Demandez-vous, lorsque quelque chose ne va pas, comment vous aimeriez que votre meilleur ami vous réconforte. Et appliquez-le à vous même dans la mesure du possible.

Pratiquez également la bienveillance envers vous.

C’est à dire que lorsque vous rencontrez une difficulté, que vous faites face à un échec, sachez remettre en perspective le fait que vous êtes un être humain avec vos qualités et défauts.
Que la perfection n’existe pas.
Que les difficultés, les obstacles sont inhérents à la vie.
Qu’il est normal de ressentir des émotions négatives par moments.

L’important est alors de reconnaître les faits. De ne pas nier la réalité.

Dites vous bien que vous n’êtes pas seul.

Vous n’êtes pas seuls à expérimenter ce que vous êtes en train de vivre de désagréable.
D’autres humains passent par là eux aussi. Vous n’êtes pas seul à faire face à ce type de problème, d’émotions.

Essayez de ne pas porter de jugement sur vos pensées et émotions.

C’est très important. Actez le fait que oui, vous pensez ça, vous ressentez ça. OK. C’est un fait, une réalité. Maintenant, vous n’êtes pas obligé de juger vos pensées et émotions.

Elles sont là pour une « bonne » raison. Vous pouvez vous demander laquelle ou lesquelles ? Pourquoi vous vous sentez comme ça ? Est-ce que cela paraît logique au vu de votre histoire, de votre conditionnement, de votre personnalité, etc.
Est-ce que ça a un lien avec des besoins non comblés ?

Reconnaissez les difficultés que vous traversez.

Pensez au petit enfant qui est encore présent en vous, même s’il est bien caché, et faites comme si vous le réconfortiez, que vous le preniez dans vos bras et lui envoyiez tout votre amour et votre chaleur.

Ramenez à votre esprit ce que vous aimez chez vous. Ce que vous faites bien.

Trouvez dans votre journée des éléments positifs. Même minimes, par exemple le fait que la journée était ensoleillée, que votre enfant vous a fait un dessin, etc.

Si vraiment vous éprouvez des difficultés à vous offrir de la compassion, je vous propose une astuce qui devrait vous aider.

  • Dénichez une photo de vous enfant
  • Regardez-là ou pensez-y. Pensez à cet enfant sur la photo. A son futur. A toutes les épreuves que vous savez qu’il va devoir affronter. A toute la souffrance qu’il va devoir endurer et que vous ne pouvez lui éviter. Prenez le temps qu’il vous faut pour visualiser rapidement ce que cet enfant va devoir traverser et ressentir
  • Que ressentez-vous alors ? Logiquement, vous devriez ressentir un minimum de compassion pour cet enfant
  • Maintenant, prenez conscience du fait que cet enfant c’est vous. Et qu’il est toujours en vous
  • Gardez la compassion que vous éprouvez pour l’enfant que vous étiez et amenez-là à la personne qu’il est aujourd’hui. C’est à dire vous. Offrez-vous cette compassion

L’auto-compassion, ce n’est pas s’apitoyer sur son sort

Pratiquer l’auto-compassion n’a rien à voir avec le fait de s’auto-apitoyer sur son sort.

Ni d’être laxiste envers soi-même. De tout se pardonner, en se disant « je suis comme ça » et basta, passons à autre chose. Non.

L’auto-compassion est bien différente. Il ne s’agit pas de tout s’excuser et de se donner un passe-droit pour faire tout ce qu’on veut comme on veut, peu importe les conséquences sur soi et les autres. Non.

Il ne s’agit pas de passer nos journées à nous dire des trucs du style :

« oh pauvre moi, j’ai tellement pas de chance, ouin ouin ouin, ma vie est nulle, personne ne m’aime, tous les autres sont des cons qui ne comprennent rien à rien, j’y suis pour rien, c’est uniquement la faute des autres, etc. »

Absolument pas. Il ne s’agit pas non plus d’être laxiste et de se dire que parce qu’on se sent un peu fatigué ou qu’on n’a pas envie, ben on va passer nos journées, nos semaines, nos mois à se plaindre, affalé sur le canapé, à regarder des émissions débiles qui nous bouffent le cerveau, à ne pas prendre soin de nous, à ne pas mettre un minimum de bonne volonté dans ce qu’on fait, etc.

L’auto-compassion, c’est accepter sa propre responsabilité, prendre la responsabilité de ce que l’on a pu faire, et se demander pourquoi on a (ré)agit de la sorte ? Apprendre de cette situation, et voir comment on pourrait mieux (ré)agir la fois suivante.

Pratiquer l’auto-compassion, c’est s’offrir à soi-même dans les moments difficiles du soutien, de la chaleur, de l’affection, comme si on consolait un petit enfant, comme si notre meilleur ami était là pour partager ces instants délicats et veiller sur nous.

Pratiquer l’auto-compassion envers nous-même est important pour profiter d’une bonne estime et donc pour être heureux.
Être compatissant envers nous-même, c’est accepter les faits, la réalité tout en reconnaissant que l’on est humain et que donc on ne peut pas «tout faire tout bien comme il faut».
C’est se donner de l’amour, du courage, de l’écoute pour passer un cap difficile, apprendre de la situation et aller de l’avant.

Et vous, pratiquez vous l’auto-compassion, et si oui comment ?

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